Une histoire de pression sociale et d’oreilles de lapin.

Ca faisait longtemps que c’était pas arrivé. C’est pas vraiment le genre de chose que l’on fait en vacance mais de temps en temps, ça fait du bien. Surtout, qu’on en avait bien besoin, à force d’accumuler des jours de marche, d’emmagasiner de l’usure dans nos articulations et de ne rien faire pour s’en défaire. Tout ça pour dire qu’une bonne grâce mat’, ca se savoure, même à l’autre bout du monde. Ah mais non, je suis con, moi, je me suis lever a peine plus tard que d’habitude pour écrire un post qui sera à peine lu parce qu’on est samedi è_é

Bref, j’ai bien lu vos remarques : plus de bouffe, plus d’université de hongik et moins de teasing. Mais j’en tiens pas compte parce que je fais ce que je veux !!! Je manque de temps à force de rentrer à minuit et demi donc faire de la vidéo me devient de plus en plus difficile.

Allez, passons au résumé du jour. La grâce mat’ fut courte pour moi mais je laissais mes compagnons de chambré dans les limbes jusqu’à 10h20. On pouvait se permettre cet écart car notre programme du jour nous laisse un peu de temps. Aujourd’hui, nous somme allé au « Lotte world »…

Ca vous la coupe hein ? comment ça qu’est ce que c’est ? Vous n’avez pas encore cherché sur google ? Ok, ok ne chouine pas, je vais le faire pour toi. Lotte world est un parc d’attraction semi couvert en plein séoul. Au premier abord, ça ressemble a une copie de Disneyland mais ce ne sont que les mascottes qui donnent cette impression.

Le chateau aussi, c’est pas faux, je vois que vous avez l’oeil. Mais ça s’arrête la. L’ambiance n’est pas à vomir (avis personnel), la taille du parc est humaine, pas besoin de courir entre les attractions et surtout il y a des attractions pour tous les âges. Des bien violentes pour les grands, des toutes douces pour les plus petits. Pour être honnête, au départ, on a pensé s’être encore fait avoir par les guides touristiques, qui promettent mille choses pour au final être bien en deça de la vérité. L’entrée du parc se fait par la partie couverte, celle ou il y a le plus d’attraction pour les petits. Forcement, on venait pas pour être au calme dans une ballade en montgolfière ou un petit bateau pirate. Nan, nous on veut un truc qui te retourne les tripes, qui te fait hésiter à manger de peur de vomir et qui te laisse les jambes en coton en sortant ! Un coup d’oeil sur la carte du parc nous rassure.

On commence sobre par la Giant Loop. Le principe est simple : arnaché par les épaules et les jambes, le wagon de 20 personnes monte progressivement avant de redescendre pour prendre un peu de vitesse, en préparation au 360°. Sauf que de la vitesse, il n’en prend pas et c’est au ralenti que se font les premières boucles. Drôle de sensation d’avoir le poid de son corp retenu par le harnais, les fesses décolé du siège ! Un looping à vitesse rapide va tellement vite qu’habituellement, on a pas le temps de dire ouf qu’on est déjà plus dans la boucle, ici c’est l’inverse : vous avez le temps de vous dire « putain de merde, c’est trop bon » au moins trois fois avant de redescendre, la tête dans le bon sens.

Déjà l’heure de déjeuner mais pendant notre recherche d’un point de ravitaillement, la parade du parc commence. Parade brésilienne très sympa à suivre, avec les mascottes et des danseurs de samba. Le dôme s’anime au rythme du brésil, en musique et en degrés celsius. On mange sur le pouce, le belge fait son bourgeois en donnant 100 000 won pour payer un kebab (mais un kébab coréen !) à 3900 won et on se dirige vers notre prochaine destination.

La French révolution. On ne rigole pas. On ne parle pas de nous mais du nom de l’attraction ! Un roller-coster au coeur du dôme, qui se faufile entre un pont et des restaurants et qui, comme toute les attractions pour « Grand », est vraiment rapide. En moyenne, il y a 40 minutes d’attente par attraction, mais parfois, avec de la chance, on peut aller un peu plus vite.

Comme lors de l’attraction suivante, dans la partie extérieur du parc. La fille d’attente est longue pour le Giga swing et j’en arrive à espérer qu’il pleuve pour faire fuir les moins motivé. Bien sûr, 5 minute plus tard, ce sont des sceaux d’eau qui tombe et comme je suis prévoyant, nous sommes à l’abri sous mon parapluie. La file fut beaucoup plus courte, au moins aussi courte que les jupes qui courraient pour se mettre à l’abri. Malheureusement, quand nous arrivons au pied de l’attraction, elle ferme à cause de l’eau, même si l’averse se finit. Le giga swing, j’y reviendrai mais nullement découragé par ce revers, sans le savoir, nous courrions vers notre perte.

Une attraction toute proche réouvre à l’instant suite à la pluie et comme une queue quasi-nulle ne se présente pas tout les jours, on s’y engouffre. Le Gyro drop : de quel esprit tordu a bien pu sortir cette attraction. Vous la connaissez tous bien entendu et le principe est plus que simple. Sur un pillier de 70m de haut est attaché un cercle de siège, pied dans le vide. Ce cercle monte en tournant doucement, pendant que vous vous accroché à votre harnais, la seule chose qui vous retient encore à la vie : votre meilleur ami à ce moment la. Une fois en haut, on se rend pleinement compte que les chiffres ont une histoire à raconter, une histoire qu’on est enfin pret à écouter. L’histoire du nombre 70, je l’ai bien entendu et elle me disait « je suis grand, je suis haut et c’est trop tard pour t’en rendre compte ». En effet, c’est carrément trop tard. C’est même trop tard pour que je demande au belge : »mais pourquoi on s’inflige ça putain ? ». C’est trop tard parce que mon ami le harnais est du genre copain collant qui te laisse pas partir comme ça, trop tard parce que lorsque je regarde en bas, l’idée de descendre ne me parait pas une bonne idée, trop tard parce je cri déjà de toutes mes forces pendant que l’on chute à 100 km/h, l’estomac remonté dans les cheveux, les deux mains serrées sur les poignets, regardant le sol se rapproché dangeuresement. L’idée de descendre n’était pas une bonne idée, je le savais.

 

De retour au giga swing, une nouvelle quarantaine de minutes de patience nous attend. Lentement, les serpentins de délimitation défilent, on croise et on recroise les mêmes visages, visages qui deviennent de plus en plus tendus au fur et à mesure qu’ils prennent conscience de la connerie qu’ils sont en train de faire. Le gyro drop est violent mais rapide. C’est comme d’arracher un pansement. Le Giga swing, c’est plus comme une bande de cire qu’on enlèverait doucement, puis violemment avant de refaire doucement et ainsi de suite. Parce que le gigaswing, c’est ça !

Une roue de sièges, pieds dans le vide, fixé à un balancier qui monte de plus en plus haut, pendant que la roue tourne. Chaque descente vous noue l’estomac, chaque rotation change vos repères et ca monte à n’en plus finir. On a peur de se faire arracher les pieds à chaque passage au dessus du sol, voir le ciel ne vous aura jamais été aussi désagréable car vous savez pertinament qu’une seconde plus tard c’est le lac que vous verrez, après avoir fait une rotation à 180°. Une attraction sournoise qui monte crescendo jusqu’à atteindre son amplitude maximum pendant 4 balancements. 1m45 de sensation, sans doute les plus forte de la journée, en tout cas, les plus longues.

Une histoire de pression sociale et d’oreilles de lapin : tant de mystère derrière ce titre qui mérite des explications. Je n’ai jamais été un grand amateur de manège à sensation. Un peu plus maintenant que je suis grand mais jamais au point de faire ce que l’on a fait aujourd’hui. Alors pourquoi l’avoir fait me demanderez-vous ? Parce que, lorsque vous voyez une gamine coréenne de 10-12 ans avec un serre-tête à oreille de lapin trop mimi, faire la queue pour une attraction qui vous parait inhospitalière, une pression sociale incommensurable vous tombe sur les épaules. On ne peut pas renoncer si une gamine le fait car on perdrait la face et par la même occasion, l’occident, la france perdrait la face ! Nous ne serions plus crédible face à une petite gamine avec des oreilles de lapin, à peine plus grande que la limite de taille autorisé. La pression sociale, formidable moteur de dépassement de sois. Aujourd’hui, on peut être fier d’avoir eu autant de couilles qu’une gamine coréenne. On peut se regarder dans la glace sans pleurer et oser nous aussi porter des oreilles de lapin.

On continue avec un autre roller-coster, celui la sur le thème de l’atlantide. Enfin je crois. Pas de harnais pour celui la, juste une barre pour les jambes et des poignets façon moto pour se tenir dans un wagon de 4X2 place. Le départ est en boulet de canon, pas besoin de gigantesque pente pour prendre de la vitesse avec la descente, ici, le wagon est propulsé par un accélérateur, façon catapulte. On s’engouffre direct dans une boucle vrillé à une vitesse folle et les petites pentes bien raide que l’on apercevait dehors sont en effet bien raides. La vitesse est grisante, augmenté par des passages étroits qui nous poussent à baisser la tête ou au moins à rentrer les bras dans le wagon. Ouais ce genre d’attraction, comme les précédente, est limité aux moins de 1M90, ce qui est juste juste pour nous donc, on a fait gaffe un minimum. Dommage que la file d’attente soit vraiment longue pour cette attraction car j’en aurais bien refait un tour.

A la place, on a refait un tour de Giant loop, qui parait moins extrême après les autres attractions (mais toujours une sensation grisante de tomber dans le vide) et encore la French revolution. Petite anecdote d’ailleurs dans cette file d’attente. Le belge me fait remarquer qu’une demoiselle est très jolie, quelques serpentins (file d’attente façon disney ou l’on avance en serpentin) derrière nous, accompagné de son copain. Certes jolie bien que trop maquillé, on continue d’avancé. A un moment donné, son copain écrit sur le mur de la file d’attente (mur qui est déja couvert de messages) et, pour se marrer, ca copine lui fait peur et se marre en me regardant. Ok c’était drôle de voir son copain sursauter comme une chochotte, n’assumant pas son acte. Quelques serpentin plus loin, on la recroise et… elle me dit bonjour …
La file avance et je dis au belge : »tu sais la fille que tu trouve super jolie ? elle vient de me dire bonjour. » réponse : « espèce de connard, putain ».
Bien entendu, on la recroise après ou elle me dit que la lopette qui l’accompagne et qui n’ouvre pas la bouche est son copain etc. A sa place, je l’aurais eu mauvaise que ma copine parle à un étranger comme ça, mais de mon point de vue c’était plutôt drôle. Une fois installé dans le wagon du roller-coster, elle attendait son tour en nous faisant coucou, son copain nous a dit un truc incompréhensible en faisant mine de taper sur la tête sa copine. je crois qu’il ne même pas.

Il est bienôt l’heure de partir, la nuit est tombé et le belge, qui a le vertige, veut refaire une chute de 70m. Merde il a le vertige et il veut se faire violence. Chapeau. Du coup, j’ai immortalisé ça dans un film que vous verrez bientôt (oui comme la vidéo de l’université de hongik), avec un exemple de chaque attraction pour bien se rentre compte de la folie des coréens.

D’ailleurs, en parlant de l’université de hongik, on voulait manger dans un endroit sympa donc on y est retourné. On a eu des surprise et elles étaient bonnes.

Je parle des surprises hein ! è_é

 

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14 commentaires pour Une histoire de pression sociale et d’oreilles de lapin.

  1. neotsubasa dit :

    Non mais genre pression sociale, protection de l’honneur de la France… ça va, tes chevilles vont bien ?
    Par contre, ton histoire de coréenne me surprend à moitié, J’ai un ami qui a habité quelques temps en Corée et qui donc, forcément, a fini par sortir avec une coréenne. Au final, la demoiselle en question était assez libertine et mon pote m’a dit que cela semblait être quelque chose d’assez courant là-bas 😮

  2. Je te rassure, personne ne te « même ». è_é

  3. albatruc dit :

    bien sur que j’en rajoute sur la pression sociale, mais si une gamine fait un manège de taré, tu te sens obligé de le faire quoi ^^

  4. Le Belge dit :

    Le devoir de vérité me pousse à rectifier la version enthousiaste du narrateur. Oui Monsieur K, je vous ai dévoilé cette créature d’albâtre aux reflets de bronze qui passait devant nous, tel un nuage caressant nos rêves étoilés dans une danse vaporeuse (et non comme vous dites, « une pouf trop maquillée). Celle-ci vous a salué du plus ravissant des sourires. J’ai chanté votre glorieux exploit selon les termes usités pour saluer les grands héros grecs, sodomites distingués.
    Elle a également présenté son copain, que vous désignez avec un soupçon de dédain « lopette », bien que j’eusse préféré le terme plus noble de « grosse pédale ».
    Mais c’est à moi, une fois ces démarches intimidées effectuées, qu’elle a lancé son langoureux regard et entamé ses mimiques de chaton en manque de câlins!
    Comme le dit Elrond dans le Seigneur des Anneaux, elle est venue à moi et à moi seul !!!!

    PS : ce post ne contient aucun sentiment de jalousie ou de frustration.

  5. Cyril dit :

    En fait tout les deux, vous avez été victime d’une halucination hormonale accentuer par un choc cérébrale, du au choc répété dans les attractions 🙂

  6. neomiiii dit :

    « Non mais genre pression sociale, protection de l’honneur de la France… ça va, tes chevilles vont bien ? »

    …Non mais il a carrément raison alba, d’ailleurs merci pour ton service rendu à la nation! o/ o/ o/

    Les coréennes auront l’image de français courageux et vaillant à partir d’aujourd’hui!

    • Seasher dit :

      Je note surtout qu’une paire de couilles française valent une paire d’oreilles de lapin coréen. Pas de quoi être fier :/

  7. Sushi dit :

    Et voila, les hormones et la libido commencent a se manifester, et il vous reste combien de temps la-bas? Heureusement que je partirais jamais en voyage avec vous, bonjour l’affiche sinon.

  8. sorcière dit :

    bon, ça y est il a bien fallu que je revienne ; je vois que j’ai de quoi occuper mes pauses en lectures diverses et variées – bonnes découvertes à vous 3

  9. Ping : Universal studios » 分かりません

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