Mercredi 01

Je devais avoir du sommeil de retard car je me réveil tard — vers 10h — et je n’ai rien de prévu aujourd’hui. C’est une journée un peu spéciale donc je l’avais gardée libre jusqu’au dernier moment au cas où j’aurais un copain qui se manifesterais. Des haichuu notamment. Mais de ceux qui seraient succeptibles de me contacter, l’un je ne l’ai pas encore vu aux concerts des Hyper Yoyo, et l’autre est en voyage à l’étranger.

Je contacte Albatruc pour pleurer et il accepte de me laisser le suivre. Je me prépare et je vois que c’est vraiment un jour à part. Il y a beaucoup de monde dans les ruelles étroites où je loge.

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Je reste donc avec Albatruc toute la journée et du coup je rencontre du monde. Tous super gentil. J’ai bien mangé, je me suis bien amusé, j’ai passé une super journée. Quand le soleil est couché, on se rend au temple Tsurugaoka Hachimanjû à Kamakura. Je n’avais vu cette célébration que sur internet. Donc je ne vais pas vous raconter un truc que je ne connais pas. Internet vous enseignera largement mieux que moi.

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Ça va vite à raconter pour une fois ^^

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Mardi 31

Ce dernier jour de 2013, après une longue révision de ce qu’il me reste à faire et à voir, et une préparation des achats à faire et quelques échanges de message pour prendre rendez-vous, je ne sort de l’hôtel qu’en milieu d’après-midi. Il n’est pas tard pourtant le soleil est déjà derrière les immeuble. Comme samedi dernier, me revoilà à Shimokitazawa. Des ruelles étroites et de nombreux magasins et restaurant. C’est vivant comme d’habitude. Le programme de cette nuit : les Hyper Yoyo passent dans une soirée où se succèdent de nombreux groupe que je ne connais absolument pas. J’ai une heure d’avance et j’ai rendez vous avec une haichuu qui m’a gardé un billet. Je flâne dans les environs en attendant l’heure.

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Une file d’attente s’est formée devant la salle. Beaucoup de filles. Ça semble être du rock cette soirée. Un haichuu est déjà présent qui attend sur le côté. Je le rejoint et on discute, je fais plus ample connaissance. Celle que j’attendais arrive par la suite avec mon billet et refuse mon argent. « C’est bon, tu viens de loin, c’est cadeau » (T_T) j’ai souvent reçu des petits cadeaux d’autres fans, c’est la première fois qu’on m’offre une place.

Le passage des hy4_4yh est prévu pour minuit vingt. Il y a de nombreux groupe et la file d’attente est longue malgré la taille de la salle. On et rejoint par une quatrième haichuu et on décide plutôt d’aller se poser dans un restau. Le style familial où on peut squatter sans se faire virer. On discute d’un peu de tout mais on en vient au sujet principal, l’anniversaire de Yukarin. Et la composition dans le plus secret d’un album composé de messages. Tellement secret que je ne met pas la photo avec les cartes et les photos récoltées qui sont triées sur la table après le repas. Ça va tout juste rentrer dans le nombre de pages. Ume chan et Kuma chan s’occupent de la composition du livre, alors que je discute avec Ebi san. Il reçoit un peu plus tard un message de Kantoku qui nous rejoint. On a encore presque une heure avant d’aller tranquillement à la salle. Le téléphone de Kantoku vibre quand il reçoit un message Line disant « Ooshima sotsugyô ». Le départ de la « First » des AKB48. Je me marre en imaginant en France les réactions des fans.

— paragraphe sur les AKB48, dont la lecture est totalement facultative —
Même s’il n’apparaît pas du tout en France hormis sur la chaîne Nolife — et encore assez rarement — c’est le plus important groupe d’idol du Japon. En terme de notoriété. Je ne pense pas que d’histoire d’idol, il y ait eu de groupe aussi important. Nombre de membres (plus de 150 facile), vente de disques (plusieurs centaines de milliers dès le premier jour à chaque parution tout les trois mois), taille des concerts (elles ont fait les plus grands stades de quelques dizaine de milliers de places). Quand le groupe est présenté en France dans les média, ils oublient tous de présenter le groupe pour ce qu’il est : un spectacle de danse et de chant quotidien dans un théâtre. Quatre théâtres au Japon, une à deux représentations par jour, depuis huit ans. Là aussi, le nombre est impressionnant. Je m’intéresse au côté divertissant du groupe : les MC, les émissions TV et radio. Les sorties de disque ne m’intéresse pas beaucoup. Et quand je suis au Japon, je n’en parle pas, je ne m’y intéresse pas. Il est tellement présent partout : publicité télé, affichage, musique des magasins, couvertures de tous les magasines. C’est plutôt irritant pour moi. Dire qu’on est fan des akb, c’est presque dire qu’on est fan de Plus belle la vie (ah vous l’aviez pas vu venir cette comparaison là hein ! moi non plus en fait :/ ).
— fin de lecture facultative —

On se rend à la salle, on donne nos billets d’entrée, on ouvre la porte et… on ne la referme pas. C’est plein. Mais du genre jeu de taquin si tu veux accéder au bar. Du fond de la salle jusqu’à la porte d’entrée, il n’y a pas une place. Il y a déjà trois autres haichuu dans la salle. Je pousse un peu pour pouvoir refermer derrière moi la porte anti-bruit.

On assiste à la fin de prestation d’un groupe et on s’infiltre. On reste groupé, on gagne des places difficilement. Je suis Kantoku et son mètre quatre-vingts neuf. Le groupe suivant s’installe mais ils mettent du temps, minuit approche. Je me retrouve planté au milieu de la foule qui m’arrivent tous sous le nez sinon à l’épaule, au centre devant la scène alors que je ne connais pas le groupe (°_°’). Ils finissent leurs réglages 5 minutes avant le passage à la nouvelle année et ils quittent la scène. C’est en fait pour revenir accompagné des Hyper Yoyo, du coup je suis bien content d’être au beau milieu \(^_^)/ :waaaï:. 3, 2, 1… explosion de cotillons.

C’est du rock sympa, je bouge, mais ce n’est pas assez original pour que ça me porte vraiment. Seule la dernière chanson aux passages ska me plaît d’avantage, ça change. Ça n’empêche pas le groupe de fans de pogoter et de reprendre les paroles. Malgré la compacité de la foule (la personne devant moi s’appuie sur moi alors que je suis appuyé sur celui de derrière) un fan déchaîné qui est là juste pour le pogo bouscule tout le monde, je ne sais pas comment il fait, mais on le voit faire des aller retour depuis la gauche de la salle jusqu’à la droite et revenir, les bras en l’air, en tournant sur lui-même comme s’il était libre de circuler. wtf. Je ne sais pas si c’est le concept de ce groupe, mais à chaque MC ils se faisaient un shot. Mais ça va, ils ont tenu  jusqu’à la fin.

C’est ensuite au tour des Hypa d’entrer en scène. On se fraie un chemin pour arriver au premier rang. Encore une fois difficilement. Et le temps que le staff retire le matériel de la scène, la salle s’est en partie vidée. Tout le monde venait pour des groupes de rock, ils ont tous fait leur prestation, ils n’ont plus de raison de rester, surtout si la suite n’a aucun rapport. Il y a quand même pas mal de monde resté dans la salle, mais je n’ose pas trop regarder. Mais sur le premier rang, il n’y a que nous : huit haichuu. Et une curieuse à côté de moi. Je me rend compte par la suite qu’il y a d’autres fans qui connaissent le groupe, mais je ne les ai jamais vu. Elles font leur show à trois, Sadachi restant aux platines. Elles sont à fond, comme d’habitude.

Une fois fini, on profite de notre boisson comprise et on sort aussitôt pour saluer de le départ des Hyper. On rentre aussitôt à la gare, je suis une partie du groupe et je me goure de direction. Une fois rentré à l’hôtel je verrais les twitt de chacuns qui sont aller au temple pour célébrer la nouvelle année.

Photo twittée par les Hyper

Photo twittée par les Hyper

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Ça va mieux

Et hop, c’est reparti pour un résumer par lot de deux jours. J’aurais pu en faire un par jour mais mon ordi est tombé en panne sèche. Je vous fait ça sans plus attendre :

Il fait beau, froid, j’aime toujours autant ce temps. J’ai le nez pris la nuit et ça se libère au matin, mais ça me reste un peu sur la gorge du coup j’ai une voix bizarre. Ça c’est mes nouvelles pour les amis et la famille, mais eux ne m’en donne pas :/

Dimanche 29
L’hôtel sympathique que m’avait indiqué Albatruc m’avait accepté à condition que je découche une nuit car ils étaient complet. Me voilà donc à faire mes bagages pour me rendre à un autre logement à cinq minutes de marche. Je trouve mon nouveau toit sans peine mais avec quelques doutes, car c’est en arrière de la rue principale (qui n’est déjà pas très grande). Me voilà dans le genre de lieu que j’aime : non plus des commerces mais des habitations, ça vit, y’a du linge aux balcons, et des enfants jouent dans la rue. Ça ressemble à une vraie ville, et non pas à ce Tôkyô que tout le monde semble aimer et qui ne m’attire pas, fait d’immeubles, de boîtes de nuit et de ponts en acier + béton dans tous les sens.

J’arrive peut être un peu tôt car personne ne répond. Le bâtiment est relativement ancien, comme les hébergements qu’on avait fait à deux à ma première venue au Japon et que j’ai toujours eu envie de refaire. Vu que personne ne répond, vu qu’il est proche, je reviens à mon précédent hôtel où le staff est jeune et sympathique et il pourra m’aider. Je m’assois sur le banc devant le bâtiment et profite de la connexion internet en prenant mon petit déj’ en attendant le staff.

La rue commerçante où est mon hôtel.

La rue commerçante où est mon hôtel.

Du coup, après un coup de fil, on m’accompagne jusqu’au logement suivant. La propriétaire à de la fièvre et du coup elle ne m’a pas entendu venir la première fois. Petite visite, indications habituelles : chambre, télé, wifi, clim, toilettes, salle de bain. La propriétaire est une petite dame sympathique mais qui semble bien malade pour le moment. Le staff me laisse, la propriétaire donne à lui et à moi des mandarines. Ça donne un peu l’idée de l’ambiance (^_^)

Voilà un lieu que j’aime bien, une ambiance que j’aime bien, celle du quartier aussi. Si je pouvais rester là, ça serait pas mal. L’intérieur est simple. Ce sont les décorations intérieures qui permettent de dater exactement un lieu. Ici tout est sobre, donc c’est difficile de le dire, mais on voit qu’il y a du vécu. Je préfère ce genre de lieu aux intérieurs refait à neuf qui laissent l’impression d’avoir été construit dans l’année.

Ma chambre. Simple avec futon. Le strict minimum exactement comme je l'aime.

Ma chambre. Simple avec futon. Le strict minimum exactement comme je l’aime.

Celà étant réglé, un peu de préparation pour l’événement du jour : on est dimanche, et c’est le jour où s’enregistre un podcast au club Acid Panda. Les Hyper Yoyo sont invitées, donc c’est inévitable. Je m’organise pour les jours suivants et je part en faisant un détour par un 7-eleven pour acheter des tickets pour le lendemain : un concert des Dorothy Little Happy. Mais le 7-eleven ne permet que de retirer et payer, pas d’acheter. Autrement dit, il faut avoir déjà réservé le billet. Mais ce n’est pas possible alors que je l’ai déjà fait deux jours plus tôt pour un autre concert. Je n’ai pas d’explication, mais je devine qu’il faut un temps nécessaire. Le concert est le lendemain, donc peut être que c’est trop juste pour permettre le paiement par cette méthode. J’abandonne, je prendrais un ticket au guichet.

IMG_20131229_174300Quartier de Shibuya. Des bars, des clubs, et dans une rue au sous-sol d’un immeuble, l’Acid Panda Café. Je connais déjà le lieu, c’est par là que j’ai achevé mes vacances il y a un an. Pour la même émission radio où les Hyper Yoyo faisait leur premier passage.

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Une petite file d’attente est déjà formée, j’y aperçois mes camarades haichuu. J’aurais du me renseigner sur le déroulement de la soirée. L’an dernier c’était une émission de talk, puis ensuite un live des Hyper Yoyo et le reste de la soirée gérée par le DJ Jet Baron (qui fait partie des interviewers). Ce soir c’est différent et je le découvre au fur et à mesure, ce qui me semble très long. Première partie avec les Hyper Yoyo interviewées par deux jeunes nouveaux animateurs. Les Hyper Yoyo s’amusent à retourner les questions pour faire parler les animateurs on fini donc par en savoir plus sur eux que sur les filles. Mais on apprend quand même deux trois trucs marrant. Sur la distribution des étages dans l’immense demeure de la bourgeoise Sadachi. Chaque étage a des chambres différentes, on croirait un hôtel. Ils vivent à cinq ou six je crois. On apprend aussi que Yukari et Yumiko n’ont jamais eu envie de poursuivre leurs études après le lycée et Yumiko était une experte de sieste dans les toilettes. Il lui arrivé d’y rester trois heures.

La soirée est donc organisée du genre « émission 1 versus émission 2 ». Petite pause entre les deux émissions. Bar. Vente de goods par les Hyper. Ça me permet d’échanger deux trois mots. Genre « euh » « ouais » « hum ». Comme d’hab’ quoi. La seconde partie, on retrouve les deux présentateurs habituels dont DJ Jet Baron avec un autre invité : un DJ d’Akiba. Les Hyper Yoyo s’en vont. Hé ? Pas de chanson ? (;_;) Bon, les haichuu restent, c’est soit qu’elles vont revenir, soit et j’en ai peur, qu’on reste là par fairplay. Mais jusqu’à quelle heure ? Déjà pour les Hyper, avec ma fatigue que je traine j’avais du mal à rester éveillé, là pour ce coup là, j’ai luté du mieux que j’ai pu. J’ai pas piqué du nez, heureusement car c’est gênant d’être au premier rang et d’être dans ce genre d’état. Ça parle de tout, j’ai du mal à suivre. Mais j’ai pourtant appris beaucoup de chose. Je me referais peut être l’émission quand le podcast sera dispo. Enfin, une partie de l’émission n’est pas diffusée et ils en profites pour parler de choses moins diffusable. C’est là où j’ai appris le plus de chose. Résumé rapide flash des sujets : cabaret, échangisme, pratique solitaire améliorée. Bref, l’humeur est détendue, les sujets sont abordé avec simplicité. C’est assez bizarre. C’est assez marrant ^^ L’émission se termine avant 23h. Les haichuu distribue des cartes de message d’anniversaire pour remettre à Yukarin.

Lundi 30
Je me lève assez tôt pour libérer la chambre et retourner à l’hôtel précédent. Une fois sur le palier, la propriétaire m’interpelle et passe un coup de fil. Elle semble aller mieux que la veille. Je parle au téléphone avec le staff de l’hôtel d’avant qui m’annonce qu’ils sont encore complet et que je devrais rester là. Ah mais cool en fait ! \(°_°)/ Je discute avec la propriétaire pour lui demander si je peux rester jusqu’à la fin de mon voyage. « oui, d’accord ». Je repart le 13 « ah ?!! super ». Bon, apparemment les clients sont rare. Bref, tout va bien et ça m’enlève un soucis. Ça va mieux (vous l’avez vu le lien avec le titre là ?). Je vais pouvoir rester dans ce ryôkan. J’ai l’impression d’être dans un décors de drama familial. Le genre Plus belle la vie mais version japonaise.

Le palier des chambres. Au bout un balcon qui donne sur un tout petit parc.

Le palier des chambres. Au bout un balcon qui donne sur un tout petit parc.

La vue du balcon.

La vue du balcon.

Et alors que je monte réinstaller mes affaires dans la chambre, le transfo de mon ordi comme à son habitude, refuse de charger la batterie. Il alimente l’ordinateur mais laisse la batterie intact. En fait pas si intact que ça. Elle se vide. Plus lentement que d’habitude, mais suffisament vite pour me laisser comme un con. Bon bah l’an dernier j’ai acheté une batterie, ce coup-ci ça sera un transfo.

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Le soir, direction à Kawasaki. C’est tout près : moins de vingt minutes de train. Et la salle de concert est tout aussi proche de la gare. Au programme : un concert des Dorothy Little Happy.

La rue est pleine

La rue est pleine

La rue est déjà remplie. Tout le monde, ticket en main, attend pour entrer par ordre de numéro. Dans la salle, en plus de la vente de goods (t-shirt, sac, etc.) on peut acheter le premier album qui sort dans deux mois en échange d’un coupon bonus. Le bonus c’est l’habituelle poignée de main, ce qui permet un contact direct avec les membres et de pouvoir échanger quelques mots. Ça se fait souvent pour les sorties de disque. Il y a une foule d’events organisés dans des boutiques. Certains vont même jusqu’à se payer plusieurs fois le même CD pour avoir accès à ces coupons et avoir accès à d’autre bonus : photo, dédicace, avoir plus de temps pour discuter.

Club Citta à Kawasaki. C'est dans un complexe avec restaus et autres qui se la joue italien, mais je sais pas en quoi.

Club Citta à Kawasaki. C’est dans un complexe avec restaus et autres qui se la joue italien, mais je sais pas en quoi.

J’avais suivi ce genre de chose pour les Dorothy il y a un an. J’avais dû choisir la membre pour faire la seule dédicace à laquelle j’avais le droit. Je n’ai pas réfléchis longtemps pour aller vers Koumi. Je me souviens encore quand elle me demande, sur le livret du CD « je signe où pour laisser la place aux autres membres ? » -« Non, non, c’est bon ». C’est là que j’ai du remarquer (et confirmer par la suite sur leur blog et leur message vidéo) qu’elle kiffe les gaijin, Koumi. Je sais pas pourquoi. Déjà, elle écoute tout le temps de la musique occidentale, c’est qui n’est pas très courant. Il y a beaucoup de japonais qui ont besoin de parole en japonais. C’est du moins ce que donne comme raison Mari qui n’écoute que de la musique japonaise. C’est ce qu’elle racontait pendant un MC de ce live. Justement, venons-en à ce live !

Le programme du soir

Le programme du soir

Oui bah non en fait. Je vais pas faire une description détaillée car je n’ai pas de souvenir suffisant. Juste que ça a commencé par Jump dès l’ouverture. Les filles étaient juchées sur une estrade individuelle. Je ne sais plus pour quelle chanson elles sont enfin descendu sur scène, mais avec la légère pente de la fosse et ma taille, je vois bien. Très bien. Alors que je suis tout au fond de la salle. Dès le début du concert tout le monde était à fond, même moi je n’ai pas eu besoin de m’échauffer pour être dans l’ambiance. Il n’y a eu au total que deux costumes, dont le changement s’est fait par équipe de deux durant un MC. À la fin du concert, on a eu le droit à un double Encore. Il y a eu beaucoup de nouveaux titres que je ne connaissais pas, et des anciens titres que tout le monde connais par chœur. Il était idéal ce concert. Et pour finir, la poignée de main. La salle est remplie par une file géante. En comptant le nombre d’aller retour, ça donne dix passage, le dixième étant devant la table des membres. En commençant par Koumi, puis Mimori, Kana, Runa et pour finir Mari.

Là aussi, j’arrive dans la fin, il y a à peine un Aller derrière moi (je parle du nombre de personnes). L’attente était super longue. Je reste sagement derrière le groupe de filles devant moi en attendant d’arriver aux membres. Quand j’approche de la table pour le dernier aller-retour, j’évite de regarder les membres et les fans. Ça ne serait pas poli de tenter d’attraper un regard, même si c’est involontaire. Et puis il peut y avoir des fans qui manque d’assurance et que ça gênerais. La majorité des fans veulent que les membres se souviennent d’eux. Ils trouvent tous des trucs pour les aider à se souvenir. Tenue, déguisement, blague pourrie. Moi comment je fais ? Je suis gaijin, keskya. C’est aussi bien un plus pour les handshakes comme ce cas-là, qu’un bémol lorsque l’on fait la queue et se qu’on se prend tout les regards des autres fans. Du « qu’est-ce qu’il fout là » au « oh, délire un gaijin ». Si certains d’entre vous trouvez que je réfléchis trop et que dans votre cas ça ne vous gênerais pas de fixer tout le monde du regard et d’affirmer votre gaijinitude, bah je vous répond que vous ne réfléchissez pas assez. Humilité mec, humilité… Ça doit être conséquent le nombre de personnes qu’elles ont vu passer. C’est du niveau des AKB48, là. Et malgré tout, quand j’arrive, pour moi aussi elle sont super souriante, super attentionnée. Runa sert toujours aussi fort la main, même si on lâche prise. Mari est même pire, lorsque je suis poussé par le staff pour faire passer le suivant, et ne sachant pas trop quoi dire de plus à Mari, je lâche la main pour partir, mais elle me rattrape aussitôt par le poignet. Tout les fans sont aux anges. Le plus dur c’est d’effacer son sourire pour pas avoir l’air con.

Quand je suis arrivé pour la poignée de main, Koumi m’a tout de suite appelé par mon prénom. Impressionnant. De toutes les idols que je suis, il n’y avait que les Hyper Yoyo qui m’appelaient comme ça. Elle marque 100 points là. L’an dernier, pour mon premier handshake des Dorothy, Runa m’avait dit « ah, c’est la première fois hein ». Un an après, elle ne m’a fait aucune réflexion, même pas un « ça fait longtemps ». Moins dix.

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La qualité importe plus que la quantité

Ne cherchez pas un lien entre le titre et mon récit, c’est juste que je suis nul pour les titres. Et je garde un regret après mon passage à Nagoya ce vendredi. Vendredi et samedi se sont suivit sans véritable pause, donc je n’ai pas pu faire de récit quotidien, je vous le livre maintenant :

Pour la famille et les amis : hormis jeudi, le temps est toujours aussi beau. L’air est froid et léger et le ciel est d’un superbe bleu et tout aussi dégagé la nuit, je rentre le soir en levant le nez vers les étoiles. Le premier hôtel n’avait que des radiateurs d’appoint mais ça me suffisait. Le second hôtel avait une classique climatisation réversible. Je ne l’explique pas, mais je me retrouve toujours avec le nez qui coule, la gorge qui pique, les oreilles bouchées. Je l’ai arrêtée dès la première nuit. Question conscience du temps, c’est bizarre. Niveau activité j’ai l’impression d’en avoir fait plus durant cette première semaine que durant les trois semaines l’an dernier, et je n’en suis qu’au premier tiers. Pourtant, j’ai l’impression d’être vendredi et non pas encore dimanche.

Vendredi 27
Ma première sortie en province, à plus de 360 km de Tôkyô dans la grande ville de Nagoya.

Ouais, j'ai pas mieux pour illustrer

Ouais, j’ai pas mieux pour illustrer

Je n’ai pourtant pas le temps de visiter car je me rend à un concert où défilerons une dizaine d’artistes que je ne pourrais pas tous voir car je me rend dans la banlieue de Tôkyô à 22h pour une soirée dans un bar à DJ où apparaîtrons les Hyper Yoyo.
Je n’ai pas trop de mal à me repérer à Nagoya, même sans connaître la ville. Préparer mes itinéraires est devenu une habitude depuis le temps. Il fait super beau, le temps parfait… mais je vais plutôt aller m’enfermer dans une salle de concert dès 12h.

Nagoya, 12h20

Nagoya, 12h20

Dans le même bâtiment il y avait un café que je recommande à Albatruc

Dans le même bâtiment il y avait un café que je recommande à Albatruc

Je n’en ressortirais pas avant 19h pour rentrer. Le concert est organisé par l’agence Verus que je connais pour son groupe Camouflage et la soliste Matsushita Yui. J’espère que j’aurais le temps de les voir. J’arrive à l’accueil pour acheter mon billet et je vois la timetable : le groupe et la soliste que je voulais voir passent après 19h, okay. Okay è_é Bon, je vise le buppan (la vente de goods).

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Et là, hop, résumé ultra rapide : beaucoup d’artistes, tous très sympa, rien d’ennuyeux, rien de nul. Je vous copie-colle la liste :  ASH Dream, &CRAZY (que je vais suivre), ANNA☆S, CAMOUFLAGE, Kokoromoyowo, TAKENOYAMA24, Chu-Z, DIANNA☆SWEET, Nato☆Kan, Hiiragi Rio, Hinemosunotari, PPP!PiXiON, Pink*Dolce, Blaze, WHY@DOLL, Bonbashi wktk mates, Matsushita Yui, LinQ (que 5 membres, mais il y avait la meilleure). Bon, j’avoue avoir des goûts un peu large (qui a dit trop ?). La zone buppan est nulle : c’est une salle à part qui est en plus en travaux, minuscule, on se croirait dans un parking sous-terrain, il y a trois emplacements, donc les artistes se succéderons à ces emplacements en suivant un horaire. Il y a la queue à chaque fois pour que chacun puisse avoir une dédicace et discuter avec les artistes.

La timetable maudite

La timetable maudite

Je reste dans la salle de concert en attendant l’heure de buppan pour Camouflage et Yui (qui le font ensemble) et voilà enfin sur scène les Anna S. Un groupe que je ne suis que de loin mais que j’aime bien. En fait, ça me fait penser aux jeunes groupe du H!P mais en mieux. Vous aimez les jeunes groupes ? Vous en avez marre du H!P ? Bah Anna S mon pote ! Et t’y gagnes en plus (ouais, j’ai une vision objective, keskya). Ce groupe mérite de gagner encore et toujours plus de popularité. Elles sont rejoint par le duo Why Doll pour deux dernières chansons. Je re-vérifie l’heure : j’ai loupé le buppan des Camo et Yui. Okay, nan mais okay. Pas grave, j’ai vu les Anna S. Du coup plus rien ne me retient et je repart pour Tôkyô 30 minutes plus tôt que prévu.

Il faudra que j’apprenne la différence entre les shinkansen, aussi. Un jour. La différence entre les plus et les moins directs. Autant je sais ceux auxquels je n’ai pas le droit avec mon pass, mais pour le reste… Bref, je prend le shinkansen plus tôt que j’avais prévu, je dors bien, le train fait tout plein d’arrêts super long et j’arrive plus tard que prévu. Okay.

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Tôkyô, 22h21

Vu que je prévois toujours un battement, j’ai au final 15 minutes de retard. C’est une soirée où vont se succéder toute la nuit jusqu’au petit matin des DJ, et les Hyper Yoyo feront un passage durant la nuit pour quelques chansons. J’espère y retrouver mes copains haichuu et aussi voir le fameux DJ Okite Porsche. Je connais déjà le club, exactement la même soirée avait eu lieu l’an dernier mais les Hyper étaient restée toute la nuit. Le lieu est petit et étroit.

IMG_20131227_222224J’arrive donc à plus de 22h et il n’a qu’une vingtaine de personnes. Je suis le premier haichuu. J’ai où m’assoir, j’ai du wifi, et l’écran de la salle diffuse en boucle le making du DVD des Tomapai. Je suis en mode warrior pour toute la nuit, j’ai tout ce qu’il me faut, et les en-cas du bar sont excellent. Tout est parfait, les Tomapai aussi (albatruc, tu l’as ce DVD ? tu dois !). Les autres haichuu arrivent au compte goutte. Je les connais mal pour la plupart car ils sont devenus fan durant cette année, donc je ne les avait pas rencontré avant lundi. 1h du matin arrive vite et les Hyper Yoyo rentrent en scène. On a réussi à s’insérer dans la foule pour être en première place et malgré le lieu exigüe, ça bouge bien. Vient ensuite Okite Porsche et c’est encore une fois une super ambiance.

À partir de là, il y a tellement de monde qu’il est difficile d’aller où que ce soit. J’attend le premier train dans le bar alors que mes autres camarades sont partis. J’apprendrais plus tard qu’ils ont fuis la foule pour attendre dehors. Ils ont pu saluer les Hyper Yoyo lorsqu’elles sont parties, puis ils sont remonté jusqu’à Shibuya à pied (plus d’une demie-heure de marche) pour attendre le premier train. Moi je suis resté au chaud dans le bar, je n’ai donc pas pu voir les Hypa. Je squattait un coin près de la porte en attendant le petit matin. Okite Porsche sort de la salle en passant devant moi et me salue. Il se souviens de moi et me dit mon prénom. Yeah, la classe. Je pars du bar à 5h15.

Samedi 28
L’évènement du jour, c’est le oneman des Hyper Yoyo. Elles ont fait une série de concerts durant toute l’année en collaboration avec d’autres artistes. Dans l’esprit « machin versus Hyper Yoyo » quoi. Et ce dernier live, elles le font seul, en acoustique. Autrement dit, on retrouve les habituels musiciens. Les Hyper Yoyo en version acoustique, c’est le meilleur de leurs concerts. C’est même complètement différent des mini-live qu’elles font tout le temps. Le même jour, l’agence Versus de Nagoya (et non pas Verus, de Nagoya aussi), dont fait parti le groupe ShizuKaze & Kizuna, occupe toute la journée le Shinjuku Loft. Un concert le matin et un autre le soir jusqu’au petit matin. Je n’ai pas loupé l’occasion d’aller revoir les ShizuKaze & Kizuna pour profiter de l’ambiance. Quoi je me suis couché à presque 6h ? Oui et alors, c’est les vacances non ? Aller, hop, en route pour Shinjuku pour retourner au Loft (retourner, car c’est là aussi qu’a eu lieu l’après-midi pop-rock où j’ai vu Hinata).

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J’ai besoin d’un petit déj et d’un distributeur, je traine donc dans le quartier. LE quartier. Car le Shinjuku Loft se situe à San-chôme (3丁目). Ceux qui ne connaissent pas, si vous lisez City Hunter ou si vous avez vu le jeu Yakuza, ça vous donne une image. En fait j’ai toujours évité d’y rentrer. Là il n’est même pas 12h, donc ça va. Mes informations du concert me viennent du site web de Versus. J’aurais du les prendre sur le site de Mary Angel car leur liste d’artistes est incomplète, et pire, les horaires sont faux, 45 minutes d’écart ! Je loupe donc les Versus Kids que je n’ai jamais vu, donc je n’ai rien à regretter, et j’arrive pour la fin des Fruit Pochette. La liste complète dans le désordre : Mary Angel, ShizuKaze & Kizuna, Versus Kids, nanoCUNE, Fruit Pochette, Koike Miyu (elle est délire), Shibuya DOMINION, TAKEOFF. Les Take Off je les avait vu déjà à l’Akasaka Genki, avec Mary Angel et Satchan. L’une des membres du trio, Juri, ressemble un peu à Risa des Mary Angel, mais avec en plus un sourire marrant et mignon qui me rappelait quelque chose. C’est cette deuxième fois que ça m’est revenu. Elle a le même sourire qu’une idol invertébrée qui parle aux champignons. Bref, je lui ai acheté un CD (ah zut, j’ai recommencé u_u ).

Les buppan se tiennent au Bar-stage, trop petit pour en avoir un par artistes, donc elles se succèdent aux emplacements et il y a toujours une file à chaque artiste. Lors du passage des SK&K, je vois qu’elle ont du me repérer – le gaijin – dans le public, ça se sent au regard de Haruko et Fuuka. Pour le buppan, j’aurais bien voulu un t-shirt des nanoCUNE car ils ont une PUTAIN de classe ces t-shirts. Et puis le groupe est bien, donc deux bonnes raisons d’en prendre un. Mais je n’en voit pas au buppan et la file d’attente est interminable. Pour les SK&K je voulais aller au buppan pour le principe, pour dire bonjour. Donc prendre un CD que je n’ai pas. Mais là, la file d’attente est sans comparaison, elle se commence même dans l’escalier d’accès au Shinjuku Loft. Du coup sans véritable intérêt pour le buppan, je me rend plutôt dans la banlieue de Tôkyô à Shimokitazawa, pour le live des Hyper Yoyo.

Shimokitazawa, 15h28

Shimokitazawa, 15h28

IMG_20131228_153820J’arrive donc avec une bonne avance. Je me rend à la salle pour repérer les lieux. Je me trouve une superette, 7-eleven ou bien un Familimart pour avoir du wifi gratuit. Ça me permet de voir que je dois être le premier haichuu arrivé. On se rejoint tous au fur et à mesure. On se rend devant la salle et je retrouve une autre parties des fans que je n’avais pas vu depuis l’an dernier. Akira-sensei, le mangaka, a comme à l’accoutumé ajouté un dessin à la pancarte du concert.

La pancarte avec le dessin de Akira-sensei

La pancarte avec le dessin de Akira-sensei

Pour le live, ça se décrit rapidement : C’EST BON (je me relis et je retombe sur ces mots en capitales, je les ait écrit sans réfléchir. c’est en fait deux mots qu’elles savent dire en français et qu’elles me répètent depuis 2010). D’autant plus que j’ai hérité du ticket d’un copain qui est parti en voyage. Un superbe numéro « 2 » sur le ticket me permet d’être en tête de file pour entrer dans la salle. J’ai passé toute la soirée au premier rang de la scène. La salle se remplie gentiment. Ce n’est pas aussi plein que le oneman auquel j’ai assisté l’an dernier. Je retrouve des têtes que je connais depuis deux ans. Wana san, qui me dit « oh tu te souviens de mon nom ». J’aurais du mal l’oublier, le pendentif des Hyper Yoyo que je ne quitte pas, c’est lui qui me l’a offert (je pense qu’il était saoul). Je fait la connaissance aussi de certains que je ne connaissais que par Twitter. On m’offre un CD des Lyrical School. Trop bien ! (le single waratte .net). Dans la salle il y a aussi une mère avec sa fille de quatre ans qui vient se coller au premier rang. On est tous à la regarder « oooooh, trop mignonne… »

Le concert des Hyper Yoyo a une première partie « normale » sans musiciens, à trois sur scène (Sadachi, toujours blessée, est au platine, je ne sais pas vraiment ce qu’elle fait à ces platines — elle tourne des boutons). Seconde partie avec le groupe, ce qui donne un côté rock à tous leurs titres, même ceux résolument orienté Funkot (dance music indonésienne, leur vague actuelle). Du coup ces titres que j’aimais moins, je les redécouvre. Je suis à moins de deux mètres du groupe toute la soirée. C’est trop bien.

La fin de concert se finit par les poignées de main et photos avec les Hyper, c’est un bonus pour ceux qui ont achetés des goods. Nous tous, quoi. La petite de quatre ans participe en tant que quatrième membre des Hyper Yoyo, certains fans lui serrent aussi la main.

Photo du compte Twitter des Hyper Yoyo : le groupe entouré par leurs musiciens

Photo du compte Twitter des Hyper Yoyo : le groupe entouré par leurs musiciens

On finit la soirée dans un karaoke afin de manger et discuter tranquillement tandis qu’on passe des CD et DVD des Hyper Yoyo sur les deux écrans 40″, dont des vidéos des membres à l’époque des Met’s Tokyo, une formation de comédie musicale qui les avait recrutées il y a plus de dix ans. Je n’ai pas compté mais de mémoire on devait être dans les 30 personnes. Des fans anciens et récents. Comme à chaque fois, la bière m’aide à être plus fluide en japonais, mais ça reste erratique et bourré de faute. Mais bon, j’arrive à me faire comprendre et je discute avec des fans récents. C’est aussi pour ça que je voulais revenir. Pas uniquement pour les Hyper Yoyo mais aussi pour les hychuu ! On discute des concerts par lesquels ils ont découvert et aimé les Hypa. Une fan des Up Up Girls, ou bien un autre qui les a connu au Summer Sonic. Je suis à côté de Akira sensei et il ajoute des détails dans la discussion en précisant que je suis fan avant lui. C’est vrai qu’en voyant les gens présent dans la salle, je fait parti des anciens. C’est l’an dernier que je m’en suis rendu compte, d’être sempai. Mais je n’en tire aucune fierté, malgré ma période en tant que fan, j’ai assisté à moins de concerts qu’eux qui sont fans depuis moins de deux ans.

Certains fans me proposent de les suivre après la réunion. Ils vont au concert nocturne de Versus. Ils sont fan de Mikichu. Je dois me retenir. Je n’ai pas beaucoup dormi et je dois quitter la chambre le matin pour changer une troisième fois d’hôtel.

Et voilà, j’ai mis à jour ce message que j’ai fini d’écrire il y a neuf heures, j’ai rajouté quelques détails et corrigé quelques fautes sur le récit du samedi.

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Mise à jour

Enfin j’ai ce qu’il me faut : une bonne chambre d’hôtel avec connexion internet et du temps de libre. Ce n’était pas le cas jusqu’à présent alors que je suis arrivé il y a six jours. Quoique « du temps libre » c’est relatif : mon réveil sonne dans moins de sept heures.

Donc d’abord, les nouvelles pour rassurer les amis et la famille : je vais bien. Le voyage s’est bien passé. Temps froid et dégagé au décollage de Paris. Même temps à Heathrow où j’ai eu un transfert de 2h d’attente. Les vols Paris-Heathrow et Heathrow-Narita étaient parfaits. Le temps à Narita était à peine plus nuageux. Aucune turbulence. R-A-S. À Tôkyô il fait à peine moins froid qu’à Paris. Ça ne gèle pas mais s’il pleuvait ça pourrait être de la neige. L’air est léger, pas humide (il avait plu avant mon arrivée). Le ciel est bleu avec un soleil qui n’est présent que de 6h30 à 17h. C’est à dire que le Soleil de midi est à 10h du matin environ. Et c’est ce temps là durant les cinq jours suivant.

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Vol BA0333 Paris-Heathrow

À partir de là, on va résumer les 6 jours pour le reste des lecteurs potentiels (notamment certains qui me spamment pour la mise à jour du blog) :

Samedi 21
Une fois arrivé, ça se complique à cause de l’étape essentielle « confirmer ma réservation d’hôtel ». Vite transformée en « trouver un hôtel ». Grâce au wifi de l’aéroport et aux cabines téléphonique, je fini par trouver une chambre libre dans un hôtel en périphérie de Tôkyô. Ce que je préfère en fait : c’est vivant, des commerces, des logements, ça ressemble à une vraie ville. Hôtel sympa, seul soucis, le wifi n’est accessible qu’à la loge. À un autre étage de la chambre. Difficile donc de naviguer tranquillement pour réserver billets de concerts, hôtels suivants et prendre rendez vous avec les copains.
Le soir, j’ai rendez-vous avec Albatruc. J’ai 15 minutes d’avance, Albatruc en a 10. Il s’agit  d’une soirée qu’il m’a proposé. Il connait quelques personnes, notamment celles qui l’organisent. Quelques français, quelques japonais qui parlent français pour la plupart. C’était vraiment sympa d’avoir pu rencontrer tout ce monde. L’ambiance était bonne. Ça se termine à 23h, c’est à dire l’heure pour louper mon train. Ouais bon, j’avoue, j’avais pas super envie de rentrer même si ça me coûte d’attendre le premier train toute la nuit. Ça ne serait pas la première fois. Mais je n’ai même pas eu besoin de faire mon warrior, je passe la nuit avec Albatruc chez ses hôtes.

Dimanche 22
Une seule chose de prévue ce jour là : le Concert Final des Chu! Lips, deuxième fois. Hé oui, deuxième fois car ce groupe que j’ai connu par Nolife et qu’on suivait avec d’autres moches, a arrêté ses activités au bout de 5 (ou 6 ?) ans et a fait son Concert Final à Noël 2011. C’est à dire quatre mois après que Wednesday, Issen et moi ayons été les voir pour notre première fois. Elles ont du prendre peur et ça les a décidé à arrêter les conneries, je sais pas. Et donc deux ans plus tard, les revoilà pour un concert exceptionnel. Mais avant ça, je dois faire des courses à Akihabara. C’est là que je me rend compte qu’on est dimanche : la vaste rue centrale d’Akihabara est fermée à la circulation. C’est la première fois que j’en profite.

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Akihabara, Chuô-doori un dimanche

Et je perd toute notion du temps dans mon magasin d’électronique/robotique préféré. Je pars donc en pressant le pas car je suis attendu à la salle de concert par un copain haichuu qui me donne une réservation (oui, les fans ont des noms : les fans de Chu! Lips sont les chuppers — ou chuppaas — et les fans des Hyper Yoyo sont les hychuu — ou haichuu). Et là, je cumule : le train me passe sous le nez ; je prend le direct ; le direct ne fait pas la gare où je descend je dois donc faire demi-tour à la suivante ; et là, nouveauté : on s’arrête brusquement ! (O_o) Tient, c’était aussi brusque la dernière fois, l’arrêt en cas de tremblement de terre ? Hé non, ce n’est pas du à un tremblement de terre : à la place de la liste des stations sur les écrans, c’est affiché « arrêt d’urgence ». Annonce du mécano : le wagon numéro 10 lui signale qu’une porte est restée ouverte. W… w… what ?! (O_o) Bref, l’arrêt est interminable, puis on repart enfin mais pour s’arrêter exceptionnellement à la gare suivante pour qu’il fasse la vérification sans qu’on puisse descendre. Enfin, j’arrive à la salle avec 30 minutes de retard. Je suis largement dans les temps pour le concert, mais j’ai fait poireauter le copain et ça fait chier.

La salle de concert : le Kôenji High

La salle de concert : le Kôenji High

Le concert en lui même… tout ce qu’on pouvait attendre d’un concert des Chu! Lips. Aussi bien du côté des Chu! Lips, bien sûr, mais aussi du côté des chuppaas toujours aussi fous. Ça danse dans la salle, ça court, ça tourne en rond, ça slam et même ça fait du surf sur une planche portée par la foule, ça se casse la gueule de la planche, ça remonte dessus en slip les filles finissant la chanson en se cachant les yeux. Ça s’est presque fini trop rapidement en fait. En fin de concert, comme d’habitude, les filles disent au revoir à la sortie. Poignée de main, petites discussions, les uns après les autres. Les fans qui font la queue patientent et laissent un message sur la planche. J’ai mal réfléchis au mien et les fautes le rend incompréhensible (;_;). Une fois sortis, les habitués reste saluer les filles lorsqu’elles quittent la salle. En bref, c’était bien.

Chu! Lips : Rio, Kurita et Natchin

Chu! Lips : Rio, Kurita et Natchin

Lundi 23
Enfin le jour tant attendu : revoir les Hyper Yoyo, groupe que je privilégie dans mon emploi du temps au point de nommer ces vacances, des Hyper-vacances. Au programme du jour : un festival à Roppongi, réunissant un grand nombre d’idols moyennement connues. Il se déroule en deux parties durant lesquelles il n’y a pas forcément les mêmes groupes. Mes Hyper Yoyo font les deux parties. Mais elles font aussi une apparition durant une fête de DJs à Shibuya et on sera quelques haichuu à s’y rendre.

Laforet Museum Roppongi, le lieu des concerts

Laforet Museum Roppongi, le lieu des concerts

Ça serait trop long de lister les groupes d’idols que j’ai pu voir durant les concerts à Roppongi. Certains m’ont bien plus, d’autres un peu moins. Je vais plutôt réserver un article un de ces jours pour le topic habituel : celui des Petits groupes d’idols du forum de Nolife.

Le concert à commencé à 11h et s’est fini à 16h. Seulement deux haichuu, dont un que je connais depuis l’an dernier, sont venus dès les premiers concerts pour voir tout les groupes. Les autres haichuu sont arrivés à l’heure-dite pour voir les Hyper Yoyo. À chaque passage de groupe sur scène, les fans suivent le même roulement. Seuls se mettent devant la scène, les fans du groupe. Pour les groupes trop récent pour avoir des fans, il y a parfois un vide. Je me retrouve au premier rang avant même le passage des Hypa. Car le groupe qui les précède a fait un concert en collaboration avec elles. C’est comme ça que ça se passe : les groupes font parfois des collaborations, ça permet de vendre plus ou d’étendre le public. En retour les fans supportent les deux groupes pour tenter aussi d’attirer du monde (l’ambiance données par les fan attire du monde, la sympathie, l’accueil de nouveaux fans par les anciens, ça fait partie de ce monde des fans d’idols). Je ne suis pas du genre à danser et à suivre les gestes des danseuses, du coup je ne me sent pas vraiment à ma place au premier rang. Surtout devant un groupe que je ne connais pas. C’est en plus un groupe un peu à part comme le sont les Hypa. Charisma.com. Ça chante en rap. J’ai bien aimé. C’est un duo sympathique. Viennent ensuite les Hypa. Pleines d’énergie. Ça bouge. Ça vit. Les groupes d’idols sont souvent très jeune. Il n’y a pas beaucoup de groupes dont les membres dépassent les 20 ans. Les Hypa en ont 25 et donnent plus d’énergie que tous les autres passé jusque là sur cette scène. Durant cette année, après que je les aient laissées à mes dernières vacances, leur style a radicalement changé. D’un genre rock/balade/rap, elles se sont associé avec le DJ Jet Baron qui avait déjà travaillé avec les 9nine. À écouter au début, j’ai eu un peu de mal à m’y faire. Mais c’est durant ce concert que je me suis rendu compte à quel point ce style leur permettait vraiment de se déchaîner sur scène. Yukari me repère assez vite et agite la main durant la chanson pour me faire coucou. Entre deux chansons, pendant le MC, elles demandent au public de répéter leur danse et Yukari me demande si je suis, en m’appelant comme d’habitude par mon prénom. Yumiko fait de même. Je suis revenu \o/

En sortant du concert seulement une partie des haichuu (huit dont moi) s’est ensuite dirigée vers Shibuya en bus. On fait un arrêt au stand (un restau chinois) en attendant l’heure de passage des Hypa dans le club à DJs, tout en discutant des préparatifs pour l’anniversaire de Yukarin, l’une des membres, qui aura lieu en début de mois prochain. Après s’être restauré, on arrive en commando au Club Asia.

Club Asia à Shibuya

Club Asia à Shibuya

Huit fans d’idols, six gars, une fille, un gaijin, dans un club remplis de clubbers. C’est pas du tout le mec look, la même ambiance. On a juste le temps d’enlever les manteaux, pour traverser la salle du bar et s’enfoncer dans la foule dense amassée devant la scène avant que n’arrive les Hyper Yoyo. Sadachi, la membre la plus âgée est blessée depuis septembre. Elle n’était pas présente au live à Roppongi, mais elle fait acte de présence au Club Asia, attitrée aux platines.

Photo issue du compte Twitter des hy4_4yh (Hyper Yoyo)

Photo issue du compte Twitter des hy4_4yh (Hyper Yoyo)

La scène est petite mais bien surélevée. Et on est près. La foule est compacte et on a l’impression qu’elles sont au dessus de nous : lorsque Yukarin ou Yumiko posent un pied sur les haut-parleurs, on lève la tête pour les voir. Le live est assez rapide, et notre commando libère les lieux, fait la queue au bar, sort son ticket pour une boisson, vide son verre et repart. Mission terminée, retour à Roppongi.

La fête DJ avec les Hyper Yoyo en guest

La fête DJ avec les Hyper Yoyo en guest

Rien d’autre à rajouter pour la seconde partie à Roppongi. On a loupé une partie des artistes lorsqu’on était à Shibuya, donc c’est plus rapide. Le déroulement est le même que le matin : les artistes passent sur scène puis vont ensuite tenir leur stand de vente qui se situe dans le grand hall. Ce qui prive de la scène les fans qui vont donc voir leurs artistes à leur stand. Le principe est nul de ce côté là. Aux stands, il y a un groupe de débutantes qui ont dans les dix ans. On dirait une classe d’école primaire. Toutes habillées en mère Noël. Elles se donnent du mal pour faire venir les fans. Certaines n’attendent pas qu’ils viennent mais vont plutôt les chercher dans les allées en leur proposant d’acheter leurs goodies. Elles signent des dédicaces en dessinant le portrait du fan. Ça m’a fait marrer, c’est mignon. Je n’ai du retenir que deux groupes parmi la dizaine qui sont passés que je ne connaissait pas. Je tenterais de les suivre.

Mardi 24
J’espérais un festival, un truc énorme pour ce réveillon. Mais aucune annonce n’est apparue. Il y a beaucoup de choses d’organisées malgré tout, mais rien d’énorme. Je me rabat donc sur une soirée à l’Akasaka Genki. Je m’y était déjà rendu l’an dernier pour voir Matsushita Yui et les Anna-S mais le reste des groupes ce jour-là ne m’avaient pas plu (Steam girls et leurs frangines, et d’autres groupes qui ont peut être arrêté depuis l’an dernier). Ce coup-ci, j’y allait pour Mary Angel, que je suis depuis au moins un an mais que je ne suis jamais allé voir, et aussi pour Satchan que j’ai découvert il y a deux ans et que je classe dans le genre underground. Son style casse le genre Idol, c’est drôle, c’est différent, donc underground à mes yeux.

Mais avant tout, un problème logistique : j’avais à l’origine prévu de passer Noël à Fukuoka. J’avais envie d’y faire un tour, de faire quelques petits concerts et aussi voir un concert des HKT48. Mais voilà, dans la famille 48, ça se passe par tirage au sort. Pas de réponse pas de concert. Donc pas de Fukuoka. J’ai horreur des tirages au sort. Je dois me trouver un nouvel hôtel à Tôkyô (avec un wifi utilisable cette fois). Je fini par squatter de nouveau un lit avec Albatruc. Je n’aime pas être redevable, pour une raison : je n’ai jamais l’impression de rendre à sa juste valeur ce qu’on fait pour moi.

18h, Akasaka Genki. J’avais peur de louper les ventes de ticket, du coup j’ai de l’avance. J’attends avec les autres fans. J’ai les doigts gelés. Je n’ai pas mal aux doigts de pied. Quand on ne sent rien, ça ne fait plus mal. Lorsqu’on rentre, l’un d’eux commence à se costumer. C’est ce qui prouve que c’est bien un concert de PGI/idols underground. Vu que je n’ai pas de réservation, je laisse les autres passer devant. Je passe donc derrière… ce que j’appellerais la sèche. Dans les un mètre soixante quinze, environ quatre-vingts dix kilos, toute jaune, tatouée de noms d’idols, c’est ce qu’on appelle une bonne grosse sèche. Finalement, ce concert à l’Akasaka genki, tous les artistes m’ont plu. C’était vraiment une bonne soirée. J’ai même fini par me laisser entraîner et suivre les autres fans qui parcouraient la salle de droite à gauche. Là aussi, je vais m’abstenir de gonfler le récit de ces six jours par une description des artistes. Mais je trouverais un moyen de le faire plus tard ou ailleurs. Après les concerts je n’ai fait que les stands de mes deux artistes : Satchan et Mary Angel.

Mercredi 25
La veille, en déposant mes affaires chez les hôtes d’Albatruc, celui-ci m’a fait le récit de ce qu’il a vécu au Tôkyô Dome en étant aller voir les Perfume. J’ai fini par céder. À vrai dire il n’a rien tenté et rien ne m’empêchait d’y aller. Ce mercredi, ma journée se résumait à déposer mes affaires dans mon second hôtel et aller au Tôkyô Dome. Que dis-je. RENTRER dans le Tôkyô Dome. Ce lieu, ce quartier, c’était mes premiers pas dans Tôkyô il y a quatre ans. Chaque année j’y suis toujours passé. C’est bien la première fois que je passais les portes pour rentrer dans ce stade de baseball. J’avais une place en hauteur, une vue sur toute la scène. Dans un tel concert, il n’y a pas de bonne place. La bonne place c’est dans son fauteuil devant le bluray du concert car il faudrait être partout à la fois pour voir tous les effets de mise en scène. Albatruc décrit suffisamment bien les choses pour me passer d’en rajouter à ce sujet, je vous laisse donc lire sa version sur son blog http://wakarimasen.fr/

Une foule de fan quitte le Tôkyô Dome

Une foule de fans quitte le Tôkyô Dome

Jeudi 26
Aujourd’hui, un live que j’attendais avec impatience. De tous les artistes que je suis, c’est la dernière que j’ai ajoutée à ma liste, il y a plusieurs semaines. Je l’ai découverte par un copain haichuu. Et dès la première écoute j’ai adoré. C’est un style que j’aime beaucoup donc il ne m’a pas fallu longtemps pour tomber amoureux de ses chansons. Il s’agit de HINATA Aya. Elle a sorti son premier disque il y a peu et j’ai comme mission d’en ramener un exemplaire à deux autres copains français qui sont aussi tombés sous le charme. Elle passe dans un live house à Shinjuku, parmi d’autres artistes, durant un après-midi entier de concerts. Ne sachant pas à quelle heure est son passage, je rentre acheter mon entrée à 14h alors qu’elle ne passera pas avant 19h. J’appréhendais un peu, car ça m’est déjà arrivé d’aller dans un live house pour écouter plusieurs artistes alors qu’un seul m’intéressait et j’avais regretté car le niveaux des autres n’était vraiment pas top. J’arrive juste pour le début et le premier groupe a commencé à jouer. Je suis tout de suite rassuré. Il y a du niveau. Ainsi que tout les artistes qui suivront. On ne pourra que critiquer l’originalité ou bien juste préférer tel style à tel autre. Mais ils sont TOUS bon. Ça se déroule au Shinjuku Loft. Une scène avec un petit bar dans un coin. Et qui communique avec un bar avec une petite scène dans un coin. C’est donc le Main stage et le Bar stage. Les deux sont utilisés : le rock et autre niveau sonore élevé se passe sur le Main stage et l’acoustique et autre ambiance feutrée se passe au Bar stage. J’ai plutôt une préférence pour le second donc je suis plutôt resté côté pop, de plus il y avait du wifi. Chaque artiste qui passait, j’avais envie de leur prendre leur CD. J’ai réussi à me retenir (à peu près). Je retient côté pop : MATSUMURO Seiya, NISSHOKU Natsuko, Koresawa et KANZAKI Katsuhiro. Côté rock, je n’ai pas fait de groupe entier, mais j’ai pu en entendre la plupart et ils étaient tous très bon. Ceux que ça intéresse, je vous laisse fouiller les liens dans la liste des artistes de cet après-midi. http://heisei-democracy.com/loft/artist.html

Je rentre à l’hôtel à 22h et Wednesday me spamme une dernière fois pour écrire cette première et longue note de voyage. Il est presque 5h. Demain, je vais à Nagoya pour un concert de l’agence Verus, puis retour à Tôkyô pour 22h, je passe la nuit dans un club pour revoir mes Hypa. Pendant que je dors, je vous laisse découvrir ces artistes qui m’ont beaucoup plu aujourd’hui :

Matsumuro Seiya

Nisshoku Natsuko

Koresawa

Kanzaki Katsuhiro

Et bien sûr, celle pour qui j’ai fait le déplacement :

Hinata Aya

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C’est reparti !

Voilà presque deux ans sans nouvel article et on relance le blog comme si c’était hier.

Albatruc nous ayant laissé pour vivre son aventure d’un an sur son propre site (http://wakarimasen.fr/), c’est donc moi, Seasher, avec suffisament de mocheté à moi tout seul pour ce blog Les Deux Moches, qui reprend du service à partir de ce week-end.

La suite bientôt !

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wakarimasen

Un nouveau départ approche.  Je vous laisse découvrir les tenants et les aboutissants de ce petit projet :

www.wakarimasen.fr

 

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